Lors de notre voyage au Japon, nous avons découvert les fameuses routes ETC – des voies réservées aux détenteurs d’un abonnement/boitier spécifique, principalement utilisées par les locaux. Notre première rencontre avec cette particularité nous avait déjà valu un détour pittoresque par les montagnes. La deuxième fois, nous avions serré les dents en arrivant avec 30 minutes de retard à notre ryokan où le dîner nous attendait.
Mais la véritable galère est survenue lorsque Tim devait animer une formation à distance. Nous avions tout planifié : retour anticipé à l’hôtel, marge de manœuvre confortable selon le GPS… Sauf qu’en plein cœur des montagnes, entre Narai-Juku et Nakatsugawa, nous nous retrouvons face à une unique option : une unique entrée de route ETC, impénétrable pour nous.

Notre trajet d’une heure et demi se transforme soudain en trois heures de route, avec obligation de faire demi-tour. Catastrophe : nous n’arriverons pas à l’hôtel à l’heure pour sa réunion.
Nous entamons un brainstorming frénétique :
- Travailler dans la voiture ? Impossible avec le réseau mobile instable des montagnes.
- Un café ou restaurant ? Tous ferment entre 17h et 19h, et sa formation durait jusqu’à 20h30.
- Un konbini (supérette) ? Trop bruyant, pas de place assise garantie, et toujours ce problème de connexion.
- Un Starbucks, Mc Do ou autre chaine ? C’est mort, nous sommes au milieu de montagnes désertes.
Nous étions vraiment dans l’impasse, réduits à traverser des villages isolés avec la perspective d’arriver dans le meilleur des cas 30 minutes après le début de sa formation.
La solution miracle ? Je déniche sur Booking une chambre d’hôtel à 50€ en last minute. Nous parvenons à atteindre l’établissement une demi-heure avant son appel, le personnel s’empresse de tout finaliser. Une tatami room avec tables basses l’attend, calme et dotée d’une connexion stable. Ce n’est pas idéal, mais ça fera l’affaire !

La chambre étant réservée pour une personne, je reste seule dans la voiture pendant ces trois heures. Je m’occupe comme je peux : visite au konbini pour les commodités (courses et pipi), alimentation des réseaux sociaux, écriture de cartes… Emmitouflée dans tous nos vêtements pour économiser le chauffage de la voiture, éclairée par les lampadaires extérieurs, je vois finalement ces heures s’écouler assez rapidement.
Un sacré souvenir de voyage qui nous rappelle que parfois, les galères créent de sacrés souvenirs.

Comment résoudre ce problème d’accès aux routes ETC ?
Nous n’avons pas de conseils à donner pour cette problématique d’entrées d’autoroutes réservées aux utilisateurs ETC. Malheureusement sur Google Maps, Waze ou même Voyager au Japon Navigation téléchargée exprès (payant et pas top, on la déconseille), il y a seulement 2 options : Routes avec ou sans Péages. Toutefois, certaines entrées d’autoroutes payantes ont des accès non-ETC. Il est cependant très complexe de savoir quel endroit dispose ou non d’un accès non-ETC.
Une option que nous avons trouvée pour notre dernier trajet : regarder sur Google Street View l’entrée d’autoroute prévue dans votre trajet avec péage. Cela permet de visualiser le portique, donc de voir les panneaux des entrées et vérifier s’il n’y a qu’une file ‘ETC-ONLY’. Ça a fonctionné pour nous cette fois-là ; on a pu gagner du temps en prenant la route payante.
Bon courage à ceux qui prennent la route au Japon !